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Histoire

La commune de Guiler-sur-Goyen a toujours été tiraillée en diverses tutelles administratives. Autrefois, Guiler-sur-Goyen formait une trève de la paroisse de Mahalon jusqu’à la révolution. Le village est ensuite rattaché à Landudec. Il en fut détaché en 1790 pour former une commune et une paroisse distincte.
Chose curieuse, une partie du village de Cosquéric en Guiler fait partie de la commune de Mahalon, tout en étant rattachée à Guiler-sur-Goyen au point de vu religieux. Une légende qui n’est pas moins curieuse nous en donne une explication : « Saint Magloire (saint patron de Mahalon) parcourait le pays pour délimiter sa nouvelle paroisse de Mahalon. Il était à cheval, car il fallait se hâter, il avait ouïe dire en effet que les saints voisins, Saint Vinoc (Plouhinec), Saint Démet (Plozévet), Saint Justin (Guiler) étaient entrés en campagne eux aussi et bien entendu, le terrain délimité appartiendrait au premier occupant. Arrivé non loin de Woarem-Goz, après avoir fixé les frontières de Mahalon du côté de Plouhinec et Plozévet ; Saint Magloire prit un tel élan pour se rendre à Lantujen que le sabot de la monture et la botte de l’illustre cavalier s’enfoncèrent dans la pierre et y laissèrent une empreinte profonde. Et la légende ajoute qu’après avoir occupé Lantujen, notre bon Saint arriva à Cosquéric dans la partie du village la plus proche de Guiler. Il s’apprêtait à s’approprier le hameau tout entier, quand il fit la rencontre inopinée de Saint Justin dans la partie du village la plus éloignée de Guiler et donc la plus proche de Mahalon. Et Saint Justin signifia à notre saint patron (St Magloire), qu’il ne lâcherait pas ce qu’il tenait. Voilà comment Cosquéric se trouve partagé entre Guiler et Mahalon. (Extrait du texte écrit par M. Celton Pierre).
Pendant la révolution, l’histoire locale est émaillée d’anecdotes relatives aux luttes entre membres du clergé réfractaire et jureur. Guiler tient davantage du gros hameau que du bourg, en partie du fait de l’absence de structure urbanisée. Le maillage des rues et des maisons n’a en effet pas eu le temps de s’élaborer avant que l’exode rurale ne mette fin à l’expansion de la commune, qui n’est pas traversée par un axe important de communications. De part le relatif isolement de la commune, des costumes particuliers se sont développés à Guiler. La coiffe portée jusqu’au début des années 1900, ne s’apparente que de loin à celle des Capistes, des Bigoudens ou des Glazigs.

ANCIENNE NOBLESSE de GUILER-SUR-GOYEN

La trève de Guiler (aujourd’hui Guiler-sur-Goyen) ne possédait, en fait de manoirs que deux petites gentilhommières, voisines l’une de l’antre, Kernec’h et Kerliongar, qui ne figurent pas sur le plan cadastral, leurs dépendances étant depuis longtemps annexées au village de Cosquéric. Kernec’h avait donné son nom à une famille établie avant le XVème siècle au manoir de Cloazrec (en Pouldergat).
Kerliongar dont la maison a deux étages (note : il a toujours été d’usage dans ce pays de compter le rez-de-chaussée pour un étage) menaçait ruine en 1604, était tenu à domaine sous les Tréganvez, en 1524, par M. Jehan Kerrieu et par Yvon Le Bronic. En 1621, la foncialité de Kernec’hi et celle de Kerliongar appartenaient à Françoise Goulhezre, dame de Keranpape, femme de Jean Le Torcol.

La liste suivante contient les noms de tous les anciens villages de Guiler (aujourd’hui Guiler-sur-Goyen) avec l’indication des familles qui les habitaient, il y a quatre cents ou cinq cents ans. Plusieurs de ces familles sont encore aujourd’hui représentées par leurs descendants.

KERDREIN : (village des épines), tenu à domaine, en 1540, par Guillaume Celton.
KERCARADEC : (village de Caradec), tenu, en 1535, par les enfants d’Alain Kerloueret.
KERGUILLIANET : (village des mouches), deux tènements exploités l’un, en 1503, par Alain Le Contal et, en 1578, par Jehan Le Contal et les hoirs de Guillaume Coulloc’h ; l’autre, en 1541, par Yvan et Jehan Le Roy.
LANSALUDO : (monastère de Saluden). Ce village, le plus important de Guiler (74 hectares), comprend trois tenues qui dépendaient autrefois de Ty varlen et qu’exploitaient, en 1426, Guéguen Hascoet et consorts ; en 1541, Etienne Pensec et consorts et, en 1638, Henry Savina, Alain Cozic et Henry Le Friant.
KERAMOAL : (village du Moal), deux tenues cultivées, en 1679, par Yves Guéguen et Corentin Pensec.
KERNAVALEN : (village du pommier). En 1503, Pierre et Yves Le Saux et, en 1536, François Gourlaouen.
KERDAGAT : (village d’Agat), appartenait en 1540 à la famille Le Baud.
LE BOURG DE GUILER : (du roman Villare), comprenant, outre le presbytère, trois tenues. Colons en 1536, François Gourlouen, Yves Hazennec et Henry Le Scuiller ; en 1681, Henry Squividan et Le Bolzec.
KERGOFF : (village du forgeron), tenu en 1540 par Le Roy et Hervé Le Scuiller et, en 1681, par Yves Donartz et les mineurs Scuiller. KERGARADEC-PENANROZ : exploité, en 1540, par Guillaume Savina.
KERCANVET : tenu en 1541 par Guyon Le Huez et Henry Sinou.
MOULIN DE PONTGOUALC’H : (pont de la lessive), moulin à blé et à fouler, a dépendu du manoir de Kerdrein.
PELLAY ou PELLAHEZ : (penlahez, bout de la montée), exploité, en 1638, par Jean Le Bihan, Alain Le Gall, Hervé Cabon et Hervé Stéphan. COSQUERIC : Une partie de ce village dépend de Mahalon. KERIVARC’H : (anciennement Kerguymarch, nom d’homme). KERBEYOU : (village des tombes), qui, au XIXème siècle, appartenait aux époux Le Goff dont le fils Guillaume mourut en 1848 vicaire à Bannalec, passa par alliance à N. Sauveur (de Locronan), neveu de Mgr François Sauveur, grand vicaire et protonotaire apostolique.

KERSIBIRVIC : (anciennement Kerbeuveret), tenu en 1550 par Alain et Henry Le Boczer et Jehan Le Scuiller.
KERNERBEN ou KERNERMEN : (village des pierres). En 1443, M. Jehan Kerriou possédait une des tenues de ce village qu’habitaient, en 1517, Me Jehan Kerriou, — Yvon Le Friant et Henry Le Lagadec, — Jehan Le Scuiller, fils d’Henry.
KERANARGANT : (village de l’argent). Domaniers, en 1540, André Le Scuiller et Jehan Martin.
KERSALIOU : (village des Salles). En 1599, Jean Le Scuiller.
KERHOANT : (Beaulieu). En 1550, Jehan Le Scuiller.
TY-VINCENT ou KERHOANT-IZELA : a gardé le nom du domanier, Vincent Le Castrec qui le cultivait en 1541.
KERGOLVEZ : (village des noisetiers). En 1648, Jean Pensic et Guillaume Créou.

POULGUILER : (mare de Guiler). Trois tenues dont une par dehors, exploités, en 1536, par Hervé Pencic.
PENENPRAT : (bout du prateau). En 1682, Yves Le Bosser, procureur terrien de Guiler (aujourd’hui Guiler-sur-Goyen).
LEURAMBOYOU : En 1540, appartenait en partie à Yvon Le Roy, fils de Guillaume, mort vers 1490, à charge de payer 35 soulz de rente à Margarite Glazien, veuve d’Hervé Jahannic.
KERVOAT : (anciennement Kernoueret), tenu en 1540 par Pierre Le Courleau et, en 1681, par Le Lagadec.
LESCUZ IZELA : (lieu caché, lec’h kuz) avait pour domanier en 1540 Mahe Le Coz et, en 1612, Guillaume Le Scuiller.
LESCUZ BRAS ou LE GALL : domaine tenu, en 1540, par Dominge Demoraguer et Charlotte de Portes, sa femme, demeurant au bourg de Landudec ; en 1612, par Pierre Le Berre, mari de Béatrix Le Gall, et, en 1681, par Dergat Thomas.
STANG CORZOU : (val. des roseaux). En 1337, Yvon Stangorzou figure comme témoin dans un acte du . Cartulaire de Saint-Corentin. Jehan Pencic en était domanier en 1541 et Jean Le Friant en 1627.
TY-PIOLOT : (anciennement Ty-Stephan) tenu, en 1540, par Yvon Gourlouan. Ce lieu porte ensuite le nom des Piolot qui, de 1659 à 1736, en possédèrent la moitié (Conen de Saint-Luc).

QUELQUES DATES ET ÉVÉNEMENTS DE GUILER COMMUNE ET PAROISSE

Eglise :
La flèche du clocher dont les travaux ont débutés en novembre 1924 jusqu’au 15 janvier 1925. Le recteur : Monsieur G. BELBEOC’H Les architectes : Messieurs RUER et MONY de Douarnenez L’entrepreneur : Monsieur Jacques LE BARS d’Audierne Alain LE GOFF de Poulguiler à Guiler étant maire et Jacques FRIANT de Stang Corzou également à Guiler étant son adjoint.

Septembre 1939 : l’Allemagne déclare la guerre à la France. Louis BARIOU est le maire de Guiler. 83 jeunes de la commune sont mobilisés. Fin juin 1940 : 43 soldats sont prisonniers. Durant l’année 1941, quelques prisonniers (les plus âgés ou malades) sont libérés mais il en reste 30 en Allemagne.

9 janvier 1942 : l’électricité vient jusqu’à Guiler (au bourg principalement) Au début, cette charmante fée sert surtout à fournir l’éclairage. Au moulin de Kerivarc’h, une dynamo entrainée par l’eau fournit également du courant.

Mars 1942, les parents de Michel LE MOAL de Pellay sont avertis officiellement de son décès. Michel avait été blessé près de Dunkerque. Son corps repose en Belgique.

Après mai 1945, retour des prisonniers de captivité (30) ; le premier est Michel LE GOFF, le dernier est André COROLLER de Lescuz.

1950 : bénédiction d’une cloche. Quelques anciens racontent qu’après la bénédiction solennelle à l’église, les charpentiers (famille POGEANT) travaillèrent si vite pour la monter au clocher et la fixer qu’ils la firent sonner avant le départ des autorités religieuses du presbytère où était servi le goûter.

Curiosités et monuments

L’EGLISE

Dans l’église Saint-Justin qui date de 1885, la statue du Saint Patron représente Saint Justin, martyr romain (vers 100-166). Il a succédé à un Saint Gestin « difficilement tiré d’une hagiographie chargée de légende. »

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L’église est née au néo-flamboyant et succède à un ancien sanctuaire. Cet édifice religieux est consacré le 28 juillet 1885. Il comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées et un chœur : il n’y a pas de transept. Parmi les statues, on trouve celles de Saint-Gestin (devenu Saint-Justin), Saint Herbot avec une baratte, Saint Tugdual, Saint Etienne et la Vierge Mère. Le pardon se déroule le second dimanche de septembre.

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Dans le chœur de l’église, la Vierge à l’Enfant, au visage anxieux, tient son Fils à la manière du XVIIè. L’Enfant porte le globe, insigne de sa toute puissance. Saint-Sébastien a les quelques flèches qui rappellent son martyre et par le fait son don de guérison des bubons qui laissent des cicatrices sur la peau. Saint-Eloi est en évêque. La ligne du bois a obligé l’artisan à le cambrer sans lui mettre d’attributs. Saint-Antoine , ermite, est en plâtre ; son attribut n’est plus le traditionnel cochon, mais une baguette de pain torsadé et une baratte. Le saint des hôpitaux antonins est devenu campagnard. Saint-Etienne est en diacre avec la palme des martyrs. Saint-Justin, évêque, sans crosse, est taillé dans un bois épais. c’est le patron de la paroisse. Ce saint du Canon Romain, apologiste bien connu, a succédé à un Saint-Gestin difficilement tiré d’une hagiographie chargée de légendes, où le premier rôle appartient à Saint-Efflam. Celui-ci était le fils unique d’un roi d’Irlande. Il failli être engagé dans un mariage qui aurait scellé l’union de deux royaumes. Efflam ne voyait pas comment échapper au danger si sa fiancée Honora, compréhensive, n’avait accepté de rester vierge. Ce n’était pas suffisant, il préféra prendre la mer. La première partie de sa vie est difficile à trouver dans les archives. La deuxième se complique de la rencontre d’un dragon dès son arrivée en Bretagne, dragon qui n’est peut-être que le mal qui nous suit partout. Le chroniqueur raconte les combats, les miracles, les retrouvailles d’Honora avec des péripéties à faire frémir et pleurer. Dans ce merveilleux de légende, interviennent le roi Arthur, pour son courage et Saint-Gestin pour sa sainteté. C’est un roman type du Moyen-Age. A l’autel de gauche : Saint-Nicolas est là avec ses « trois petits enfants ». Un boucher les avait découpés et mis au saloir. Saint-Nicolas éventa l’horrible chose et les ressuscita. Ils sont toujours représentés côte à côte dans le même vase de grès. Cette histoire touchante valu à Saint-Nicolas de devenir le protecteur des enfants, le patron des écoliers ; au Moyen-Age c’est lui qui distribuait les cadeaux de Noël, sa fête en étant toute proche, d’où le glissement qui s’est fait vers les surprises nocturnes du 25 décembre et l’habillement de Saint-Nicolas en Père Noël. A l’autel de droite : des angelots en bois de type asiate : leur main levée portait un candélabre en équilibre de part et d’autre d’un autel. La Croix des processions, dorée, à clochettes, porte à l’opposé du Christ, un saint qui tient sa tête décapitée : Saint Trémeur ou Saint-Denis ? la jeunesse de l’expression ferait pencher vers le premier. Une statue en plâtre a perdu son identité. Dans la nef : Saint-Jean Discalceat, c’est à dire aux pieds nus, ou dit encore « Santig Du », très populaire à Quimper a, ici, reçu une tardive statue de plâtre. Il est invoqué pour retrouver les objets perdus. Si le tétanos avait été identifié, on l’aurait aussi prié pour en être préservé, car il laissait les clous des chemins s’enfoncer dans ses pieds et était trop mortifié pour les enlever !… On a aussi oublié qu’il était mort de la peste de 1349, pour en rester aux saints guérisseurs de bubons.

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LE CALVAIRE DU CIMETIERE

Le calvaire est beaucoup plus ancien que l’église. D’un côté du Christ on a sculpté la Vierge et Saint-Jean. De l’autre, on dirait un soldat, vêtu à la mode de Charles VII, avec cotte, bouclier et lance qui plonge dans la gueule d’un animal qui tient du Léviathan (le monstre de la Bible) et du dragon. C’est sans doute Saint-Michel terrassant le démon. L’énigme c’est que rien dans la paroisse, ni dans l’église oriente vers ce culte. Autour du chapiteau qui couronne le fût, trois personnages, anges ou hommes ainsi qu’un blason et un arbre ne sont que des éléments décoratifs. L’influence nobiliaire pourrait expliquer le choix iconographique, hors de l’influence paroissiale. Guiler, église, g. 4,50m. XVIè s.,1856. Deux degrés, corniches. Socle cubique à chanfrein. Fût octogonal, nœud épais, masque, ange, feuillage : 1856. Statues de la Vierge et de Saint-Jean. Crucifix, au revers Saint-Michel et le dragon.

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CIMETIERE DE GUILER-SUR-GOYEN

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AUTRE CALVAIRE DE GUILER-SUR-GOYEN :

Guiler S, g. 3,50 m. Moyen-âge. Degré, socle élevé : ST 1820, 1956. Fût à pans. Croix à lobes, un crucifix sur chaque face.

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Calvaire de Ty Vincent : N, g. 3,50m XVè s. Base maçonnée à deux degrés. Socle grossier circulaire. Fût épannelé. Croix à fleurons rectangulaires, crucifix.

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LA FONTAINE SAINT-NICOLAS, 1769

Elle est située au bas du bourg et guérirait de la coqueluche. Curieusement le pardon célèbre Saint-Nicolas et non Saint-Justin. 

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CROIX SUR FONTAINE, Kerbeyou :

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Sites naturels et panoramas

N’hésitez pas à consulter cette petite vidéo qui a été réalisée en l’été 2016 pendant les ateliers nature.

https://www.youtube.com/watch?v=haa…https://www.youtube.com/watch?v=haa…https://www.youtube.com/watch?v=haa…

CIRCUIT PEDESTRE AU DÉPART DE LA MAIRIE

http://www.visorando.com/randonnee-le-long-de-la-riviere-goyen/

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LE PARC EOLIEN DE KERIGARET

De Guiler-sur-Goyen en direction de Plozévet, vous ne pourrez manquer ce parc de 8 éoliennes. En réalité, il est situé à cheval sur les communes de Mahalon, Guiler-sur-Goyen et Plozévet. Installé en 2007 et d’une puissance totale de 12 MégaWatt, il permet d’alimenter environ 13 000 personnes en énergie électrique et d’éviter l’émission de plus de 20 000 tonnes de gaz carbonique.

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